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L'Influence des Astres

Musée des Beaux-Arts
Galerie de la Bibliothèque Grand'Rue
Hombourg et Musée des Beaux-Arts
Kunsthaus L6
Berges de l'Ill
Musée des Beaux-Arts
Sous influence
Commissariat d'exposition : Anne Immelé

« Témoignant de l'importance de l'interconnexion entre l'humain et son environnement par l'influence des astres et notamment de la Lune, l'exposition propose un parcours poétique et fictionnel inspiré par l'observation du ciel étoilé. La série Soleils Fantômes de Sarah Ritter nous situe dans un espace onirique étrange, aux confins du feu ancestral et du laser, provoquant un passage de la matérialité des corps célestes vers les formes créées par l'humain. Et si les méduses scintillaient comme des étoiles ? Si les lumières des pistes d'aéroports ressemblaient à la Voie Lactée ? Cet imaginaire est à l'œuvre dans la série Ce qu'il reste de Bénédicte Blondeau, tandis que The Ghostkeeper de Yannis Roger nous invite à une promenade cosmique dans laquelle les corps sont mis en mouvement dans une « machinerie céleste produisant des événements et des coïncidences ». Ses images, comme celles de Matthew Genitempo, peuvent être comparées à des blocs erratiques – ces rochers déposés par les glaciers à la surface d'un sol auxquels ils sont totalement étrangers. Ainsi ces masses minérales agissent-elles comme les irruptions d'un ailleurs infiniment lointain.

Sarah Ritter, Soleils Fantômes
Bénédicte Blondeau, Ce qu'il reste


Jasper de Matthew Genitempo explore la fascination pour un mode de vie permettant de se placer au plus proche du magnétisme terrestre. Les corps mis en scène par Agnès Geoffray semblent défier les lois de la pesanteur. Pâles et lunaires, ces figures essentialisées vont à la rencontre des Soleils noirs et des Lunes collectées par Penelope Umbrico. En se plongeant dans des atlas géographiques, encyclopédies et revues spécialisées, Batia Suter a constitué une immense constellation poétique, érudite et ludique. Dans une démarche post-photographique comparable, Penelope Umbrico rassemble des photographies de lunes pour générer des archives et questionner le mode de production de la photographie à l'ère digitale. » Anne Immelé

Matthew Genitempo, Jasper


Testifying to the crucial interconnectedness of humans and their environment by the influence of stars and the moon in particular, the exhibition proposes a poetic and fictional journey inspired by the observation of the starry sky. Sarah Ritter's Soleils Fantômes situates us in a strange and dreamlike space, between ancestral fire and laser, provoking a shift from the materiality of celestial bodies to human-made forms. What if jellyfish were to sparkle like stars? Or runway lights resemble the milky way? This is the imaginary world of Bénédicte Blondeau's Ce qu'il reste whilst The Ghostkeeper by Yannis Roger invites us to a cosmic promenade in which bodies move in “celestial machinery producing events and coincidences”. His images, like Matthew Genitempo's, resemble erratic blocks; rocks deposited by glaciers on surfaces completely alien to them. These masses of minerals are like irruptions from another infinitely distant place.

Jasper by Matthew Genitempo explores a fascination with a way of life which enables the closest proximity to terrestrial magnetism. The bodies featured in Agnès Geoffray's work seem to defy laws of gravity. Pale and lunar, these essentialized figures meet the black suns and moons of Penelope Umbrico's work. Batia Suter immersed herself in atlases, encyclopaedias and specialised journals and emerged with an immensely poetic, erudite and playful constellation. Similarly, the post-photograpic approach of Penelope Umbrico gathers photographs of the moon to build an archive whilst questioning the modes of photographic production in the digital era.


Batia Suter, Domestic Night 02
Penelope Umbrico, Solar Eclipses p.149
Galerie de la Bibliothèque Grand'Rue
The Milky Way //
Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse
Commissariat d'exposition : Julia Hountou

« Tels des poèmes de la Nature, les corps célestes chuchotent à l'oreille des rêveurs. Inspirée par un livre trouvé dans son grenier qui narre la conquête alors hypothétique de l'espace, Laura Keller a réalisé des images qui évoquent les mystères de la voûte céleste et nourrissent l'imaginaire enfantin, en écho à des photographies très épurées prises dans un observatoire près de Genève. Sa série The Milky Way joue ainsi d'une limite entre élaboration onirique et réalité scientifique. Depuis les origines, les pieds ancrés au sol mais les yeux levés vers les énigmes du ciel, l'être humain se trouve à la jonction de deux infinis. Mais ce firmament sous lequel il évolue est-il immuable ?

Laura Keller, Alienor


Dans le cadre du programme SMArt, qui interroge par le biais de la photographie les défis que nous lance la nature, Ce soir, la Lune rêve avec plus de paresse présente les points de vue de Xiaoyi Chen, Stephanie Montes et Jorge Panchoaga. Au terme d'une résidence de trois mois en Valais (Suisse), ces photographes ont mis en évidence le lien qui les unissait à la nature, livrant leur fascination pour le ciel et les objets célestes qui le peuplent.

Xiaoyi Chen, Way Out
Stephanie Montes, Starry Night in Switzerland
Jorge Panchoaga, Savage


Trait d'union entre les deux expositions, Cosmogonie, la photographie de Julie Langenegger Lachance, brouille les frontières de l'organique, du psychique et du cosmique, en rappelant que l'être humain est constitué lui-même d'une part de cet univers intersidéral. » Julia Hountou

Ces deux expositions sont en partenariat avec SMArt et le Théâtre du Crochetan, Monthey.

Like nature poems, celestial bodies whisper in the ears of dreamers. Laura Keller takes inspiration from a book discovered in her attic about an imagined conquest of space and creates images which evoke the mysteries of the celestial vault and nourish the childlike imagination whilst echoing the very detailed photographs from the observatory of Geneva. Her series The Milky Way is thus between dreamscape and scientific reality. With feet anchored firmly in the ground and gaze facing the enigma of the skies, human life has always been at the junction of two infinities. But is the firmament which envelopes its evolution unchanging?

In the context of the programme SMArt, which questions through photography the challenges nature throws our way, Ce soir, la Lune rêve avec plus de paresse presents the points of view of Xiaoyi Chen, Stephanie Montes and Jorge Panchoaga. During their three month residency in Valais (Switzerland), these photographers focused on what connected them to nature, revealing in the process the enchantment of the sky and the celestial objects inhabiting it.

Acting as link between the two exhibitions, the photography of Julie Langenegger in Cosmogonie, blurs the boundaries between the organic, psychic and cosmic, reminding us that human life itself is part made of this interstellar universe.


La commissaire :

Julia Hountou est critique d'art et commissaire d'expositions. Elle est responsable de la Galerie du Théâtre du Crochetan. Docteure en histoire de l'art contemporain, pensionnaire à l'Académie de France à Rome - Villa Médicis (2009 - 10), elle a enseigné l'histoire de l'art et l'histoire de la photographie dans diverses universités et écoles d'art. Elle est l'auteure d'articles sur la création contemporaine. Depuis 2000, elle publie régulièrement dans des ouvrages collectifs, des catalogues d'expositions et des revues artistiques.

Julia Hountou is an art critic and exhibition curator. She is responsible for the Galerie du Théâtre du Crochetan. She holds a doctorate in contemporary art history and was a resident at the French Academy in Rome - Villa Medici (2009 - 10). She has taught art history and the history of photography in various universities and art schools.
Hombourg, Espace public
Penelope Umbrico
Moon Gazers
La BPM a invité Penelope Umbrico à concevoir une oeuvre inédite basée sur la collecte et l'archivage de photographies de la Lune. En début d'année, un appel à participation a été lancé dans la région Grand Est à tous les photographes professionnels ou amateurs, dilettantes ou astronomes, curieux ou contemplatifs, rêveurs, créatifs, collectionneurs… À partir des nombreuses images reçues, Penelope Umbrico a imaginé une composition qu'elle présente sur cinq panneaux installés dans l'espace public à Hombourg, ainsi qu'une sélection de photos visible au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse. Sous l'égide d'un astre qui depuis des millénaires inspire les artistes, cette création mobilise les sensibilités de chacun pour exprimer une vision collective forte.



The MBP invited Penelope Umbrico to create a new work based on a collection and an archive of photographs of the moon. At the start of the year, the MBP launched a call for professional or amateur photographers, dilettantes or astronomers, the curious, the contemplators, dreamers, creatives and collectors of the Grand Est. The artist created a work based on the many images we received. It is presented over five panels installed in a public space in Hombourg and a selection of photos at the Mulhouse Fines Arts Museum. Under the aegis of a star that has inspired artists for millennia, this American artist's creation mobilizes a range of sensibilities to express a strong collective vision.

Née en 1957 à Philadelphie, Penelope Umbrico utilise l'installation, la vidéo et les médias numériques avec pour enjeu la question du partage des images. Elle a beaucoup exploré les sites web comme une archive pour interroger la production et la consommation des images. Ses oeuvres naviguent entre producteur et consommateur, local et global, individuel et collectif.

Born in 1957 in Philadelphia, Penelope Umbrico grew up in Toronto. She lives and works in New York, where she received an MFA from the School of Visual Arts. Her works have featured in solo and group exhibitions at the FotoMuseum in Antwerp (2012), the Photographers' Gallery in London (2012), the Aperture Foundation Photography Gallery in New York (2009, 2012), Les Rencontres d'Arles (2011), the San Francisco Museum of Modern Art (2009), and P.S.1 Contemporary Art Center in New York (2009),among others. She has received numerous grants and fellowships, including the Smithsonian Artist Research Fellowship in 2012, the Guggenheim Fellowship and the Peter S. Reed Foundation Grant in 2011, the New York Foundation of the Arts Fellowship in 2010, the Anonymous Was A Woman grant in 2009, and the Aaron Siskind Foundation Individual Photographer's Fellowship Grant in 2008.
Kunsthaus L6
Angela Bulloch, Sharon Harper, Taiyo Onorato Und Nico Krebs, Felix Schöppner
The sky looks amazing from here
Commissariat d'exposition : CUCO

La vision du ciel accompagne les hommes dès leur enfance. Les astres, l'étendue des nuages, les différentes couleurs déclenchent des sentiments euphoriques, incitent à l'étonnement et au rêve. Il s'agit d'une rencontre avec l'incompréhensible et l'inaccessible qui crée un espace pour l'imagination. Dès lors, comment observer, expliquer, capturer par des images photographiques les corps célestes ? Depuis toujours, la disposition des étoiles, du Soleil et de la Lune sont des motifs essentiels dans les arts. Ils ne correspondent pas seulement à l'observation des phénomènes naturels mais aussi aux grandes questions existentielles de l'humanité : qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous ? L'exposition The sky looks amazing from here présente les oeuvres des photographes Sharon Harper (États-Unis), du duo d'artistes suisses Taiyo Onorato et Nico Krebs et de l'allemand Felix Schöppner. L'exposition est enrichie par les installations de l'artiste multimédia brittano-canadienne Angela Bulloch.

The sight of the sky accompanies all humans from childhood. Stars, cloud formations, and vivid hues captivate us, elicit euphoria, inspire amazement and dreams. At the same time, the sky is an encounter with the incomprehensible and inaccessible, which in turn invites imagination. But how can celestial bodies be observed, explained, and captured in photographic images? Since time immemorial, the stars, sun, and moon have been relevant motifs in the arts. They stand not only for the observation of natural phenomena that have always existed, but also for the great existential questions of mankind: Who are we, where do we come from, and where are we going? The exhibition The sky looks amazing from here presents works from contemporary photographers including Sharon Harper from the US, the Swiss artist duo Taiyo Onorato & Nico Krebs, and Felix Schöppner from Germany. The photographic presentation is accompanied by the installation works of British-Canadian multimedia artist Angela Bulloch. The selected artistic positions share an interest in and preoccupation with celestial phenomena but focus on widely different dimensions.

Angela Bulloch, Night Sky Chamaeleon Reticulum 6
Felix Schöppner, Cognition Planets
Sharon Harper, Moon Studies and Star Scratches, No 12, April 1 - May 30, 2006
Taiyo Onorato & Nico Krebs, Future Memories


Le CUCO – curatorial concepts berlin e.V. a été fondé en 2016 à Berlin par trois historiennes de l'art : Hanna Dölle, Katherina Perlongo et Annika Turkowski. Ce collectif de curatrices, actif en tant qu'association à but non lucratif, oeuvre au croisement de l'art contemporain, de la recherche et de l'éducation. Les expositions, axées sur la photographie contemporaine et l'art vidéo, abordent des thématiques liées à la relation entre l'Homme et son environnement naturel et architectural. Elles servent d'outils pour engager des débats sociaux et esthétiques nécessaires, et rendre leur contenu accessible au plus grand nombre.

CUCO - curatorial concepts berlin e.V. was founded in Berlin in 2016 by art historians Hanna Dölle, Katherina Perlongo and Annika Turkowski. The curatorial collective acts as a non-profit association and works at the interface of contemporary art, research and education. It realizes exhibitions focusing on contemporary photography and video art. The emphasis of the work is on the relationship between people and their natural and built environment. Current social issues are reflected from an artistic perspective. The exhibitions serve as tools to visually present socially and aesthetically relevant debates, and to make their content accessible to various population groups. Close cooperation with emerging and established artists is of particular importance, as is the collaboration with different institutions. CUCO berlin sees its work as a process of mutual learning and the interdisciplinary exchange of experience and knowledge.
Berges de l'Ill, Quai des Cigognes, espace public
Mars, Atelier EXB
David de Beyter, Manon Lanjouère
Valles Marineris
Commissariat d'exposition : Anne Immelé

Le point de départ de cette exposition est le livre MARS, une exploration photographique publié aux Éditions Atelier EXB. L'ouvrage recense les régions martiennes survolées par la sonde d'observation de la NASA afin d'étudier la surface de cette lointaine cousine de la Terre. Parmi ces relevés, Xavier Barral a extrait une série de près de 200 photographies. Cette sélection offre une vision inédite de Mars révélant les contours géologiques de cette planète vieille de quatre milliards d'années. De l'observation de sa surface, aux intenses productions d'images dans des contextes variés, l'astre est régulièrement scrutés par des satellites, sondes, rover ou télescopes. En 1971, la sonde américaine Mariner 9 envoie des photos couvrant 98 % de la planète. La résolution de ces images permet de découvrir la variété des sols martiens : volcans, lits de rivière, coulées de lave, glaciers, canyons, tel celui de Valles Marineris, aux proportions gigantesques. Elle permet d'apprécier la géographie de Mars par une infinité de détails, de les inscrire dans l'imaginaire collectif créateur de récits et de fantasmes. En complément de ce corpus de photographies martiennes, l'exposition invite David de Beyter, Manon Lanjouère, photographes dont les travaux sont inspirés par cette fascination pour la planète rouge.

Une exposition en partenariat avec MAC - Mulhouse Art Contemporain

David de Beyter, Magical Place III
Manon Lanjouère, Vue Idéale
Mars, une exploration photographique, édition Atelier EXB


Valles Marineris, Olympus, Arcadia Planitia, Elysium Mons, Planum Boreum, Icaria Fossae and Noachis Terra are so many Martian regions flown over by the NASA space probe put into orbit in 2005 to study the planet's surface. From among the tens of thousands of images recorded in unprecedented resolution, Xavier Barral has extracted a series of pho- tographs, maintaining a zone six kilometre wide for each photo. This selection offers a completely new vision of Mars, one that has never been seen before, revealing the geological and mineralogical contours of this legendary planet. It is an unimaginable landscape that has been taking shape for more than three billion years. These images open themselves up to multiple interpretations and they also relate back to ourselves.